2005, bilan
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 Année 2005 : 38 sorties vers l’emploi ou la formation

 

 Assemblée Générale

L’Assemblée générale de l’ACPM   s’est tenue le 6 avril 2006 en présence de 70 personnes environ. D’entrée de jeu le Président s’est réjoui du bon avancement de la rénovation de son local, mis à disposition par la Communauté de Communes du Castelbriantais avec l’appui de la Communauté de Communes de Derval : « nous serons à proximité des services avec lesquels nous travaillons : la CCC, le CIFOR, la DGAS pôle emploi-formation, la Mission Locale, la restauration du CAT, etc ». Yvon GICQUEL a notamment remercié « les élus qui nous ont soutenus financièrement dans nos projets » (...).

« Donner de la citoyenneté, de la dignité par le travail et l’emploi, n’a pas de prix, et nous savons, mesdames et messieurs les élus, que vous êtes sensibles à notre vocation sociale d’insertion et que demain nous pourrons compter sur vous ».

Signatures pour le local

Photo :
- Yves Daniel,
- Yvon Gicquel,
- Alain Hunault,
lors de la pose de la première pierre du futur local de l’ACPM  

  L’aspect « insertion »

est particulièrement réussi
si l’on sait que 38 personnes,
qui sont passées par l’ACPM  ,
ont pu trouver un travail ou une formation.

Deux grands secteurs d’activité :
- la mise à disposition,
- et le chantier d’insertion

 La mise à disposition

Pour la mise à disposition, Mme LEVEQUE a dressé le bilan suivant :
- « En 2005, nous avons fourni 12 130 heures de travail à 89 personnes ».
- « Le nombre d’heures est équivalent à celui de l’an dernier. En revanche nous avons fait travailler 11 personnes de plus qu’en 2004 et 20 personnes de plus qu’en 2003 ».

Le début de l’année 2005 a été très satisfaisant, avec une forte progression du nombre d’heures, mais la sécheresse du reste de l’année 2005 a réduit considérablement les travaux de jardinage. Ceux-ci ont été limités aussi en fin d’année.

Un signe qui ne trompe pas : la progression du nombre de clients chez les particuliers :
- 116 clients en 2003
- 136 clients en 2004
- 166 clients en 2005

cela fait une progression de 43 % en trois ans.

Le nombre d’heures effectuées chez les particuliers est aussi en augmentation :
- 5621 heures en 2002
- 5977 en 2003
- 7533 en 2004
- 8138 en 2005
soit une hausse de 45 % en quatre ans.

Cette progression est due à deux facteurs : la notoriété de l’ACPM   et la qualité du personnel mis à disposition.

En ce qui concerne le ménage, la progression du nombre d’heures est minime : l’ACPM   se heurte à la concurrence des associations d’aide à domicile, et des entreprises qui se sont montées pour exploiter le système CESU   (chèque emploi service à domicile).

Mais les heures de jardinage ne cessent d’augmenter :
- 923 h en 2002
- 1405 h en 2005, (soit + 52 %)

De même en bricolage :
- 502 h de bricolage en 2002
- 2178 h en 2005, (soit + 333 % )

Du côté des entreprises l’ACPM   a peu d’heures et peu de clients, parce que la loi lui impose de ne pas dépasser 240 heures dans la même entreprise. Et 240 heures cela ne fait même pas deux mois complets.

Le nombre d’heures effectuées dans les communes, est en baisse mais en revanche des communes ont embauché définitivement le personnel mis à disposition.

Enfin 29 personnes accompagnées par l’ACPM   en 2005 en « mise à disposition » ont trouvé du travail ou une formation, ce qui montre bien que les chômeurs qui s’adressent à cette association sont aptes à travailler ...

Pour peu qu’on leur donne du travail... !

 Chantiers en 2005

Sur ses chantiers d’insertion, l’ACPM   a embauché :
- 42 personnes en 2003
- 42 personnes en 2004
- 47 personnes en 2005
avec en général une dizaine de femmes.

Le nombre d’heures payées aux salariés :
- 16 085 en 2003
- 14 648 en 2004
- 19 149 en 2005

Les sorties positives vers l’emploi et la formation
sont également plus nombreuses :
- 5 sorties en 2004
- 9 sorties en 2005

Les travaux effectués, intéressants et diversifiés, ont permis d’offrir aux salariés l’occasion de tester leur capacité d’adaptation, d’éviter la routine et d’apprendre des techniques nouvelles.

L’ACPM   a dit un merci tout particulier aux communes qui proposent des chantiers importants et visibles : Chapelle des Templiers à St Aubin des Châteaux, Chapelle St Marcellin à Mouais, murs, puits, calvaires, plantations à Soudan, Meilleraye, Lusanger, Ruffigné, etc.

Cette diversité des travaux permet à l’ACPM   d’être mieux remarquée sur le Pays de Châteaubriant. La rapidité de réponse et la qualité des travaux effectués pour les communes a des retombées rapides sur les particuliers qui s’adressent à l’ACPM   pour des travaux qui, la plupart du temps, n’intéressent pas les artisans. Les chantiers fournis par les communes contribuent peu à peu à changer le regard des "gens ordinaires" sur l’ACPM  .

 Les salariés des chantiers

L’ACPM   le répète : les salariés qui travaillent sur ses chantiers ne sont pas des fainéants. Il n’est pas besoin de les pousser à travailler. Ils n’hésitent pas à fournir les efforts nécessaires. Le travail qui leur est proposé est souvent très physique, qu’il s’agisse de débroussailler la voie ferrée Nantes-Châteaubriant, d’entretenir la forêt ou de poursuivre un chantier du bâtiment.

Par ailleurs les salariés du chantier poursuivent leur évolution personnelle : entrées en formation et succès au permis de conduire. Par l’effet de la dynamique de groupe, les succès des uns encouragent les autres.

Aucun problème d’alcool ou de tenue sur le chantier. Alors pourquoi sont-ils au chômage ?

Ils sont au chômage comme d’autres sont en convalescence après une longue maladie. Ils ont connu des accidents dans leur vie, des ruptures familiales, professionnelles ou médicales qui les ont éloignés du monde du travail. Ils sont en train de se reconstruire, de prendre confiance en eux-mêmes.

Le travail sur le chantier leur montre que les autres ont, aussi, confiance en eux.

 26 heures au lieu de 20

Une dernière chose à noter : les salariés du chantier font désormais 26 h/semaine au lieu de 20 heures, avec un salaire qui tourne autour de 700 € (au lieu de 500 €). C’est beaucoup mieux que le RMI qui, lui, est à 385 €. Et ils apprécient !

Comme dit très justement Hélène Périvier (économiste à l’OFCE) dans l’Express du 27 juin 2005 : « si un RMIste ne travaille pas, ce n’est pas parce qu’il estime que l’emploi n’est pas assez rémunérateur, mais bien parce qu’il n’a pas trouvé d’emploi. ».

L’ACPM   a rappelé ainsi son objectif : l’aide aux chômeurs par l’activité économique.... ce qui l’oblige à chercher du travail.

A noter aussi : l’organisation de deux sessions de formation (pour 12 personnes à chaque fois) dans le cadre de l’aide à domicile.

Note : Le nouveau local de l’ACPM   a été ouvert le 30 juin 2006

ACPM  , 14 rue des vauzelles, 44110 Châteaubriant
- Tél 02 40 28 09 70
- Fax 02 40 28 97 70
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