Le COORACE s’oppose à toute mesure ayant pour fondement une opinion erronée et diffamatoire du rapport au travail des personnes
Le COORACE, fédération de 500 entreprises développant une économie solidaire créatrice d’emplois de qualité notamment pour les personnes précarisées sur le marché du travail s’oppose à la proposition de Marc-Philippe DAUBRESSE.
Fondée sur une opinion erronée et diffamatoire du rapport au travail des personnes, cette mesure serait, pour COORACE, inutile et improductive.
Parmi les 22 recommandations du rapport présenté mercredi 14 septembre à l’Elysée par Marc-Philippe DAUBRESSE figure « un contrat unique d’insertion de 7 heures (une journée) par semaine pour les allocataires du RSA socle, en état de travailler, inactifs, qui n’ont pas de perspectives d’emploi ni de contrats aidés ».
Selon le député, ce contrat, financé par l’Etat, permettrait « d’offrir une palette de contrats aidés plus large et de répondre à des difficultés d’accès au marché du travail ». Selon le rapport détaillant la mesure, les activités concernées devront « être utiles socialement » et « couvrir des besoins qui ne le sont pas », tels que le bricolage, la collecte des déchets, la maintenance du patrimoine...
Enfin, "Le refus de ce CUI serait constitutif d’un manquement aux devoirs [de l’allocataire] et entraînerait automatiquement une sanction, conformément à la loi".
Le COORACE ré affirme son opposition à ces mesures inefficaces et délétères. La fédération rappelle d’abord que les entreprises du secteur de l’Insertion par l’Activité Economique (IAE) de son réseau sont les premiers témoins de la volonté indéfectible des titulaires du rSa de revenir vers l’emploi et condamne tous propos stigmatisant visant à minorer la volonté des intéressés de travailler.
La fédération rappelle également son souhait de voir les premiers intéressés être entendus sur le sujet.
Concernant plus spécifiquement le dispositif discuté, COORACE ajoute qu’ il sera inefficace en termes d’insertion. Surajouter aux contrats et dispositifs existants un nouvel outil qui, tout en favorisant la mise au travail, ne viendrait pas soutenir de manière cohérente les parcours de retour à l’emploi construits au sein des entreprises de l’ IAE est en effet inutile.
COORACE témoigne que la démultiplication de contrats et statuts d’exception offrant des conditions de travail et des droits largement minorés par rapport au droit commun entrave la réussite des parcours vers l’emploi, a fortiori pour les personnes les plus précarisées.
Seuls des dispositifs structurants des solutions de long terme doivent être élaborés au contraire de ce type de solution à court terme .
COORACE émet en revanche un avis favorable concernant toutes mesures visant à simplifier le dispositif et à permettre aux personnes concernées d’y voir clair dans leurs droits et situation. Elle approuve notamment la proposition issue du rapport suggérant de fusionner "à terme" avec le RSA la Prime pour l’emploi (PPE) et l’Allocation spécifique de solidarité (ASS, pour les chômeurs en fin de droits).
Le 16 septembre 2011
Illustrations : le travail fait à l’ACPM.
Les personnes pensant qu’il fautimposer sept heures de travail obligatoire (par semaine) aux allocataires du RSA sont invitées à se rendre à l’ACPM pour PROPOSER quatre heures de travail par mois. L’ACPM sera ravie de confier ces heures de travail à des chômeurs qui ne demandent que cela.








